A Paris, les boîtes de nuit devraient rouvrir le 16 février 2022

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Le ministre de la Santé, Jean Castex, a annoncé lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil de défense de la troisième semaine de janvier que les boîtes de nuit rouvriront leurs portes le 16 février 2022. Il s’agit d’une date importante pour les résidents parisiens mais aussi pour le tourisme de la capitale du fait même que Paris concentre le plus de discothèques en France. Elle signifie également la levée partielle des restrictions sanitaires imposées ces dernières semaines pour faire face aux vagues causées par le virus Covid-19 et de son très contagieux variant Omicron. Les professionnels de la nuit y voient un certain soulagement alors même que bon nombre d’entre eux gardaient espoir il y a encore quelques mois de sauver l’année 2021 avec les fêtes de Noël et Nouvel An (surtout) comme nous le rappelle le site boitedenuitparis.fr dans plusieurs de ses articles sur le sujet.

Retour sur la fermeture des boîtes de nuit et discothèques à Paris comme ailleurs

Les discothèques parisiennes ne furent pas les seules à connaitre une obligation de fermeture ces derniers mois, les décrets sortis à de multiples reprises concernant l’ensemble des lieux de la nuit sur le territoire français. Des suites de la pandémie et d’une étude menée par l’Institut Pasteur, la concentration de personnes jeunes (de moins de 40 ans) dans des endroits clos auraient pour conséquence de ne pas rendre utile un pass sanitaire ou même un pass vaccinal pour endiguer la transmission du virus Omicron. Cette étude, déjà bien ancienne puisqu’elle faisait référence au spectateurs agglutinés dans les stades de l’Euro de football, a eu pour conséquence de faire fermer pendant plusieurs mois les discothèques. Peu nombreuses sur le territoire (on dénombre 1600 établissements sur l’ensemble de la France), ces boîtes de nuit ont vu l’obligation de fermer leurs portes pendant en tout presque 16 mois depuis le début de la pandémie et ce, en dépit de mesures sanitaires que les gérants déclaraient prendre (port du masque, contrôle des pass et de l’identité à l’entrée, etc.).

Des conséquences lourdes sur une économie très liée à la saisonnalité

Patrons et salariés de boîtes de nuit ont largement perdu de l’argent et du chiffre d’affaires durant les derniers mois. Si des mesures prises par le Ministre de l’Economie Bruno Lemaire ont bien vu le jour (chômage partiel, soutien sur les loyers et stocks, etc.), les périodes de références à la fermeture coïncidaient souvent avec les périodes festives, comme dans l’exemple récent des fermetures sur 7 semaines de décembre 2021 au 16 février 2022. Il est donc fort probable que plusieurs établissements aient du mal à « relancer la machine » à la réouverture dans des conditions tout à fait normales, d’autant que, pour endiguer la pandémie actuelle, des mesures sanitaires renforcées ne sont pas à exclure le cas échéant (selon le Ministre de la Santé Olivier Véran). Le port du masque et le pass vaccinal seront probablement les armes anti-transmission du virus les plus évidentes mais il n’est pas certain qu’il n’y ait pas non plus la nécessité de devoir recourir également à des tests à l’entrée. Cette dernière possibilité reste en tous les cas à l’étude ; Le conseil scientifique devant ici probablement faire ses recommandations un peu avant la date échéance. En résumé, les discothèques pourraient se voir contraindre a minima de :

  • Contrôler les pass vaccinaux des personnes souhaitant entrer ;
  • Contrôler l’identité des personnes ;
  • Obliger le port du masque sur les pistes de danse et dans l’ensemble de l’établissement.

La réouverture des boîtes de nuit à Paris : un salut sanitaire ?

A défaut d’avoir pu fréquenter les discothèques, et pour reprendre les éléments de l’étude précédemment citée, la création de clusters a bien pu exister sur les périodes chez les jeunes en dépit de la fermeture de ces lieux. La raison en est simple : Si les lieux de contrôles diminuent, la jeunesse a la possibilité de se réfugier dans des fêtes plus privées et faciliter ainsi la transmission de la COVID-19. C’est la raison pour laquelle beaucoup de patrons de boîtes de nuit étaient déjà monté au créneau pour appuyer le fait que la discothèque reste un lieu sécuritaire en comparaison des fêtes dites « sauvages ». Comme souvent dans cette pandémie, il faudra dès lors se tourner à nouveau vers les chiffres de la contamination pour pouvoir faire des comparaisons entre périodes et mesures gouvernementales prises.